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Qu’arriverait-il si dans votre maison il y avait une porte entre votre cuisine et une pièce devant servir de dépotoir?
Qu’arriverait-il si cette porte était difficile à ouvrir, au point que vous accumuleriez vos déchets dans un coin de la cuisine en espérant un miracle pour qu’elle s’ouvre, afin de pouvoir éliminer de la cuisine ces détritus qui empestent votre demeure?
Qu’arriverait-il si cette porte était continuellement ouverte et que les mouches, les vers et les odeurs nauséabondes se précipitaient dans votre cuisine?
Hé bien, c’est exactement ce qui arrive par moment dans une partie de votre anatomie qui s’appelle la valvule iléo-caecale (VIC).
Plusieurs seront surpris et se reconnaîtront dans les symptômes misérables que ce problème suscite par moment dans notre vie.
La valvule de Bauhin (VIC) à été isolée par le suisse Gaspard Bauhin né en 1560, mort en 1624.
On parle d’une zone anatomique constituée par la jonction de l'intestin grêle et du gros intestin (côlon), qui composent l'intestin dans son ensemble. C'est plus précisément le point de jonction entre la dernière partie de l'intestin grêle (l'iléon) (la cuisine) et la première partie du gros intestin (le caecum) (le dépotoir).
On emploi le nom de valvule parce que la nature a prévu que lorsque l’intestin grêle se vidange dans le gros intestin, cette valvule (véritable porte - comme un anus), s’ouvre et se referme immédiatement. Voilà ce qui se passe dans un organisme sain.
Certaines conditions ont été identifiées comme ayant une influence sur le fonctionnement de cette valvule. Nous croyons que le facteur principal est lié à la suralimentation, la qualité et la quantité des aliments absorbés et enfin l’énergie vitale résiduelle mesurée par le système immunitaire.
Le meilleur moyen de connaître l’état de votre VIC est par l’usage de la kinésiologie appliquée qui est une méthode unique de diagnostique et de traitement dynamique. On peut savoir si elle fonctionne bien en ce moment ou si elle est « malade » c’est-à-dire « maintenue ouverte ou maintenue fermée ».
Je ne connais aucune autre méthode pour obtenir cette information (dans l’instant) et en orienter la correction (s’il y a lieu). Sauf, bien sûr, la méthode par tâtonnement : l’observation et l’analyse des symptômes.
Je vous rappelle qu’un symptôme représente une des manifestations subjectives d'une maladie ou d'un processus pathologique, tel qu'exprimé par le patient. Ce sont aussi des signes visibles d'une maladie, ressentis par le malade (douleurs, essoufflement, fatigue, toux, etc.) Ou encore c’est la manifestation d’une maladie : fièvre, douleurs, boutons, vomissements, diarrhée, irritation, insomnie, sont des symptômes. Ils ne sont pas la maladie elle-même, ni la cause, mais sa manifestation ou la preuve de sa présence.
Ceci dit, lorsque le patient parle de ses symptômes, cela me donne l’indication de la cause possible ou probable. Et ce sera à vérifier et confirmer grâce à différents test spécifiques.
J’aime dire à mon patient que ses symptômes ne reçoivent pas toute mon attention, même si j’en tiens compte totalement. Ce qui m’intéresse, c’est la cause de ces symptômes. En fait, j’aime à répéter : « Si nous corrigeons la cause de votre problème et que vos malaises disparaissent grâce à ce traitement, je vous aurai rendu service ».
La médecine classique est, pour un très grand nombre de cas, une médecine de symptômes. Plus on reconnaît un symptôme, plus on le décrit ou plus on le « nomme spécifiquement », plus la solution proposée sera généralement médicamenteuse et orientée vers le soulagement du symptôme.
Vous direz par exemple, j’ai des allergies et je prends ceci pour me soulager. (Comme si la solution était en dehors de vous). Si on vous demande pourquoi vous souffrez d’allergies, la majorité répondra : « Je ne sais pas ». Et il en est de même pour le « traitement » des symptômes.
Traiter l’individu n’est pas traiter ses symptômes. Traiter la cause ne vise pas le soulagement du symptôme. Lorsque le symptôme disparaît à la suite du traitement de la cause, et ceci se fait d’une façon naturelle, le patient sera guéri définitivement. La majorité du temps d’une façon si naturelle que plusieurs patients ne font pas le lien entre la cause et le symptôme. Voilà pourquoi certains diront : « Ça va bien de ce temps là »!
Symptômes reliés à la valvule iléocæcale (VIC).
Parlons d’abord du symptôme local.
Si la valvule est spastique, c’est-à-dire fermée et s’ouvre difficilement pour laisser évacuer les déchets de la cuisine vers le gros intestin, le patient aura une indication de cette condition lorsqu’il arrive au lit le soir, ou lors d’une sieste. C’est alors que commence une symphonie de sons bizarres venant de son ventre. « Des glouglous à pu finir! » me dira-t-on.
J’ai entendu l’expression suivante : « On dirait un petit cochon de lait qui se promène dans mon ventre ». Il faut comprendre ici que lorsque l’individu se couche ou est au repos, une détente se fait dans son ventre, la valvule ouvre enfin et l’intestin se met à travailler librement sans « spasme ni tension ».
Si la valvule est ouverte et ne se referme pas, il y aura irritation, inflammation, sensation douloureuse et lourdeur dans la région du bas ventre du côté droit (là où se situe la jonction entre le petit intestin et le gros intestin – VIC).
Le cadre de cet article se veut une introduction au problème. Je pourrais écrire facilement une centaine de pages sur le sujet. Mais le plus important est l’observation des symptômes que le problème de la VIC peut faire subir.
En voici quelques uns :
Maux de ventre, flatulence, diarrhée, constipation, (ou les deux en alternance), troubles de la digestion, régurgitations, obésité et surpoids, nausées, vomissements, hémorroïdes, intoxications, mauvaise haleine, poches noire sous les yeux, teint décoloré et plaqué, maux de tête, migraine, brûlures d’estomac, ulcères d’estomac et du duodénum, manque d’appétit pour certains, besoin de manger tout le temps pour d’autres, perte d’énergie subite (fréquemment après avoir mangé ou vers 16 heures), engourdissement des mains, perte d’équilibre et vertiges, maux de cœur des transport, troubles de concentration et trous de mémoire, palpitation, douleurs au bassin, douleur sciatique (droit), difficulté à se pencher ou se relever (dans les cas aigus), douleurs variées et hypersensibilité sur le corps et la peau… Pour ne nommer que ce qui me vient…
Vous comprenez qu’après 36 ans de pratique chiropratique et de spécialisation en kinésiologie appliquée, et plus de 42 ans dans le domaine de la santé, j’ai appris à ne pas négliger cette condition généralement ignorée et je ne peux éviter d’examiner la condition de cette valvule chez tous mes patients, dans certains cas à chaque visite. Et si je trouve cette condition, je la traite immédiatement.
La semaine prochaine dans la suite de cet article je vous parle des causes de ce problème de la VIC. Je vous indiquerai également le traitement maison pour aider ce problème.
Dernière mise à jour : 31-08-2008 11:30
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